Fiche ouvrage
 
Code : 19071
Titre : Opus macaronicorum.
Auteur : FOLENGO (Teofilo, dit Merlin Coccaïe).
Edition : Amstelodami (Amsterdam), Abraham van Someren, 1692.
Année : 1692
Format : Petit in-8 de 419 pp. et (2)ff., ornée d'un portrait de l'auteur et de 26 vignettes gravées sur cuivre, lettrines et culs-de-lampe. Infime déchirure à un feuillet sans gravité, excellent état. Ex-libris manuscrit Baldafiare Orsucci.
Reliure : Maroquin rouge à long grain, roulette dorée sertie de doubles filets en encadrement, chiffre couronné au centre, dos lisse orné, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (Reliure du début du XIXe siècle). Deux infimes piqûres de ver sur
Prix : 1900 €uros
Observations : Belle édition des œuvres macaroniques de Merlin Coccaïe. Elle a été faite sur celle de 1521, dont elle reproduit le titre et l'Hexastichon Joannis Baricocolæ au verso, ainsi que les pièces liminaires, précédées d'une vie de l'auteur tirée de Giacomo Filippo Tomasini, mais pas l'épître à Paganino et les autres pièces qui terminent l'édition de 1521. Certains bibliographes, tel Nodier, estiment qu'elle a été imprimée à Naples. Teofilo Folengo est le créateur du genre macaronique. Le récit mélange latin de cuisine et patois mantouan (Toscane), parsemé de gros mots italiens et tournures populaires du XVIe siècle toscan . Cette œuvre qui narre les aventures du géant Fracasse et du fourbe Cingar a probablement servi de source à François Rabelais. Précieux exemplaire dans une belle et très fraîche reliure. Exemplaire présumé de l'ex-impératrice Joséphine de Beauharnais (1763-1814). Non répertorié par Olivier Hermal et Roton. Figure au Cat. 47, n° 44 de la Librairie Henner. ( cité dans le catalogue de Reliures impériales de la bibliothèque napoléonienne de Gérard Souham (p. 43). En 1799 Joséphine, pourtant désargentée, acheta en son nom personnel le château de la Malmaison qui restera dès lors son havre de prédilection et dans lequel elle fit installer une importante bibliothèque très variée. Répudiée par Napoléon, elle conserve la Malmaison et sa belle bibliothèque. Lorsqu'elle meurt d'un refroidissement pendant la débâcle napoléonienne, les volumes deviennent la propriété d'Eugène. Après un abandon de quinze ans, une grande partie des livres fut vendue aux enchères sur place en 1829.
Sources : Brunet, II, 1319.
Catégories : LITTERATURE ANCIENNE;
   







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