| Observations : |
Pierre de Bréauté, d'une ancienne famille de Normandie, distinguée dès le temps de Guillaume le Conquérant, était capitaine de cinq compagnie de cavalerie légère sous Henri IV (Frère). Une première publication de cet assassinat paru à Paris chez Philippe Du Pré en 1600. Le corps de ce gentil-homme fut rapporté en l'église de Néville (St Valéry-en-Caux), sépulture de ses ancêtres. Au cours de l'hiver 1599-1600, accalmie de la campagne, les cuirassiers hollandais en garnison à 's-Hertogenbosch font venir un prisonnier français, lieutenant de cavalerie au service de la République. Lorsque le prisonnier écrivit à son capitaine, Pierre de Bréauté , demandant que de l'argent lui soit envoyé pour le rançonner, Bréauté répondit qu'il devait avoir honte d'avoir été capturé, car chacun de ses hommes devrait valoir deux ennemis. Abrahams, entendant le contenu de la lettre, a défié Bréauté de le rencontrer à nombre égal pour mettre sa vantardise à l'épreuve. Une gravure d'époque de ce combat existe, gravée par Visscher d'après Sébastien Vrancx et porte la légende suivante: ...le seigneur de Bréauté, après avoir changé de cheval jusqu'a trois fois, s'estant rendu la vie sauve, puis après a esté misérablement massacré de sang-froid, avec son cousin De Petit Bosc, par commandement de Sr Grobbedoncq. Cette rare publication de 1726 donne un récit détaillé en français approximatif traduit du flamand de la bataille rapporté par plusieurs lacquais du sieur de Bréauté devant un avocat fiscal quelques jours après l'assassinat.; Une étrange lettre de Bréauté écrite de l'autre monde en 1710, en bon français, adressée aux plénipotentiaires français (le maréchal d'Huxelles et l'abbé de Polignac à Gertruydemberg), détaille ce duel à 21 contre 21 sur le champ de bataille de Bois-le-Duc couvert de neige en citant presque tous les noms des participants à ses côtés. Le défunt rapporte également que son fils, voulant venger la mort de son père, provoqua le nouveau lieutenant du comte de Grobbendonc au camp de Bréda en 1624 et y mourrut. |